ou l'art du déplacement.
Les rencontres sont-elles le fruit du hasard, ou sont-elles inscrites comme des trottoirs, des angles de rues ou encore du mobilier urbain dans l'itinéraire sinueux de chaque vie?
La rencontre que j'ai faite aujourd'hui me permet d'illuster des réflexions que j'ai depuis longtemps sur la liberté.
Etant enfant, je me voyais comme le coeur d'une poupée russe, contenue dans une autre, elle-même inscrite dans une autre, se heurtant aux parois d'un système physique toujours plus incarcerant.
Je me sens encore aujourd'hui la cellule ou l'atome d'un tout, une énergie vivante qui se déplace dans le temps et dans l'espace. Je n'associe plus à la seule possibilité de m'extraire de ce système, la vision escarpée de la mort.
J'observe, je constate et je comprends qu'il est possible de tracer son parcours en glissant sur ses obstacles, en utilisant la matière comme surface rebondissante, et en considérant que la pierre d'achoppement est une imagerie inconsciente utile à ceux qui veulent se convaincre qu'il est impossible de transgresser ses peurs.
Il va y avoir du bon son dans les chaumières pour les fêtes, et attention, ça sonnera autrement que sous les traditionnelles Jingle Bells!
Découverte sur l'album Dupont de Moonstarr, cette voix m'a interpellée à partir des mêmes codes sonores que Bahamadia ou Yarah Bravo.
Et voilà que ce matin, qu'y a-t-il dans mon lecteur? L'album de Voice, une tuerie de hip-hop. Alors la journée est bonne, assurément.
Plus d'infos sur l'album de Voice sur Plublic Transit Recording et aussi là. Bonne écoute! Edit : j'avais oublié de parler de ce morceau génial sur l'album "Visioneers" présenté par Marc Mac (4 Hero), je recommande d'aller l''écouter ici.
Et puis un p'tit bonus Bahamadia et Yarah Bravo :
Quel film pouvez-vous voir et revoir indéfiniment ?
J'adore revoir :
- Basquiat, de Julian Schnabel, 1997, l'histoire du peintre, une affiche de fou : Benicio Del Toro, Claire Forlani, David Bowie, Gary Oldman, Dennis Hopper, Christopher Walken, Willem Dafoe...
- L'odeur de la papaye verte, de Tran Anh Hung, 1993, toutes les explications ici.
- Talons aiguilles, de Pedro Almodovar, 1992, mais en fait j'aime revoir tous ses films.
- The taste of tea, d'Ishii Katsuhito, 2003, voir par là.
- Chat noir, chat blanc, d'Emir Kusturica, 1998, parce qu'il me fait crever de rire, ihihi.
Je ne peux pas passer à côté de l'opportunité de vous annoncer la sortie en janvier 2007 du prochain album d'un de mes groupes culte, 4 Hero (pour ceux qui ne connaissent pas, ce groupe est fondateur de la drum'n bass, vous avez tous sans doute déjà entendu leurs titres).
Vous pouvez dores et déjà écouter quelques titres sur le site...et sur leur Myspace Bonne écoute!
L'autre jour, en répondant à la question du jour "quelle est votre expression favorite", j'ai totalement oublié de mentionner l'une des expressions qui me fait le plus rire.
La première fois que je l'ai entendue, je me souviens avoir ri aux larmes, tellement l'image qu'elle représente me procura une émotion tendre et ridicule, attendrissante et simple.
Finalement je ne l'utilise qu'à très peu d'occasions, pour relater une situation dans laquelle j'ai laissé mon humilité vagabonder. Je ne l' utilise qu'à très peu d'occasions, bien que je sois la larronnesse.
Gonflant mes poumons d'air laiteux comme un précipité, j'emprunte à la poésie du quotidien tout ce qu'elle a de commun, d'unanime et de singulier et je pense à tous ces honnêtes gens qui depuis que le tabac se consomme se coltinent des brèves de comptoir pour assurer leurs lendemains. Et ces gens là, confidents de la population, peuvent sans aucun doute user de ces termes sans se demander s'ils sont en droit de se les approprier.
Ces gens là peuvent dire, eux, "je suis fier comme un bar-tabac".
Je leur souhaite de pouvoir en être fier encore longtemps...
voilà ma contribution.
Et sinon, un site consacré juste à ce principe : Mirror projectet hop, une de plus, prise dans un hôtel l'an dernier :